Séminaire : Les discours de haine dans le contexte des réseaux sociaux et des dispositifs mobiles
Le 29 août dernier, l’Université Catholique du Chili organisait un séminaire sur les discours de haine dans le contexte des réseaux sociaux et des dispositifs mobiles. Plus de vingt intervenant·es, venu·es discuter de différentes perspectives, ont alterné keynote et discussions par groupe de cinq.

Étaient présent·es des chercheur·ses (Université Catholique, du Chili, de Manchester…) en communication, journalisme et en droit, des professionnels des médias et un représentant de Facebook. Marina Rosenberg, ambassadrice d’Israël au Chili et l’Américain Abraham Cooper venu présenter son rapport “Digital Terrorism and hate” donnaient à ce séminaire sa dimension internationale.

De la responsabilité des plateformes

Quelques idées fortes à retenir de cette journée, principalement dédiée aux réseaux sociaux et finalement très peu au dispositif mobile.

Il semble que les réseaux sociaux “populaires” prennent le problème à bras le corps. Facebook le premier, Twitter avec plus de succès, et bien que la masse d’informations à traiter soit monumentale. Les réseaux sociaux moins mainstream, eux, sont un réel terrain de jeu pour les diffuseurs de discours de haine.

Un défi législatif

D’un point de vue général, les intervenant·es étaient d’accord sur ce point : les réseaux sociaux et ces discours de haine ont une influence directe sur la vie communautaire IRL (« In Real Life »). Ces discours menacent l’État de droit, mais le manque de législation pose un réel défi pour les instances de protection des droits de l’homme qui protègent aussi la liberté d’expression.

De cette journée riche d’idées et de rencontres, émergent deux questions centrales : qui sont les responsables de ces discours : les auteurs ou les plateformes ? Leur gestion implique-t-elle uniquement les plateformes ou bien une co-régulation étatique ?

Le séminaire, filmé et rediffusé en direct sur Youtube par des étudiant.es, est disponible ici.