Le colloque « Démocratie en crise, démocratie en mutation » se tient en pleine révolution libanaise

Le jeudi 14 novembre 2019, près d’un mois après le début de la vague de manifestations qui a déferlé sur le Liban, l’Observatoire de la fonction publique et de la bonne gouvernance de l’Université Saint-Joseph organisait un colloque portant sur les évolutions de la démocratie, sous-titré « de la défiance populaire à la participation citoyenne ». Parmi les invités d’honneur figurait notamment l’ancienne Ministre française de l’éducation, Mme Najat Vallaud-Belkacem, qui a insisté sur la coloration particulière de l’événement au regard de l’actualité en cours au Liban, qui questionne bien entendu la relation des citoyens à leur démocratie. Une série de conférences était ainsi proposée sur toute une journée, rassemblant près d’une centaine de personnes dans l’amphithéâtre du campus des sciences sociales, rue d’Huvelin : parmi eux, des étudiants libanais et en mobilité, des professeurs et politiciens ainsi que bon nombre d’auditeurs extérieurs.

Des tables rondes étaient proposées autour de sujets tels que par exemple la « réelle participation citoyenne », avec pour intervenants le professeur à l’USJ et ancien Ministre des Finances libanais Pr Georges Corm, ainsi que Ghassan Moukheiber, ancien député, Karim Daher, avocat au Barreau de Beyrouth et professeur de droit, et la Présidente Amani Salameh, juge d’instruction et présidente du « Club des juges au Liban ». Les présentations étaient modérées par M. Ziad Baroud, ancien Ministre de l’Intérieur et des Municipalités au Liban, et se sont concentrées à la fois sur l’importance de l’engagement citoyen local pour un changement au niveau national, la nécessité de cet engagement dans la lutte contre la corruption et enfin sur le rôle joué par le système judiciaire dans la démocratie, en particulier au regard du rôle joué par les avocats. La journée s’est clôturée par un débat auquel les auditeurs ont pu prendre part.