Communication exceptionnelle à l’Université Catholique de Santiago

Avec la crise sociale chilienne les étudiant·es de l'Université Catholique de Santiago vivent une année académique perturbée. L’administration et le service de communication de l’Université ont dû s’adapter afin de normaliser tant bien que mal la vie universitaire.

En raison de l’incertitude quotidienne due aux manifestations spontanées qui secouent le Chili depuis des semaines, l’Université se retrouve obligée de communiquer en direct. Le traditionnel mail reste le canal privilégié pour les étudiant·es (en échange notamment). Chaque faculté possède aussi ses comptes Instagram, Facebook et/ou Twitter et y relaie les changements d’horaires, les grèves étudiantes et les bus mis en place par l’Université pour atteindre les campus depuis les zones sensiblement touchées par le conflit social.

Examens et fin des cours prématurés

La situation des deux dernières semaines de novembre ne permettant pas d’assurer une reprise des cours normale, les étudiant·es ont dû se tourner directement vers les professeur·es afin de décider des modalités de la fin du semestre. Certain·es décident alors de rester sur les notes déjà obtenues, d’autres donnent des devoirs à rendre pour compléter le semestre. La dernière semaine de novembre a été dédiée à des classes de discussions autour du conflit social en lien avec le cursus suivi. Les campus restent ouvert jusqu’à décembre sans pour autant reprendre les cours.

Une figure centrale le recteur

Le recteur de l’Université, Monsieur Ignacio Sanchez est au coeur de la communication de la faculté. Sur Instagram, des vidéos de lui s’adressant aux étudiant·es. Elles transmettent la vision de l’Université face aux événements, notamment lorsqu’il dénonçait l’agression sexuelle d’un étudiant de la Catholica par un policier. Hors de l’Université, sur les plateaux de télévision, le recteur se convertit aussi en personnalité publique pour porter le point de vue de la faculté et dénonce notamment l’utilisation des LBD par la police.

Communication de crise, réorganisation de la logistique et des examens, organisation de débats et discussions, l’actualité est chargée pour la faculté en cette fin de deuxième semestre mouvementée. La vie étudiante dans le contexte social chilien est complexe et bouleversée. Elle l’est aussi au Liban, touché par un mouvement de protestation initié le 17 octobre.